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Les programmes

Pour prévenir les conduites addictives, B4-Before met en place des programmes fondés sur l’éducation « par les pairs », une méthode qui a fait ses preuves. Le principe ? Former un groupe de lycéens volontaires (les pairs-éducateurs) pour qu’ils sensibilisent leurs camarades (les pairs-receveurs) aux risques liés au tabac et à l’alcool.

Sommaire

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Institut régional du cancer de Montpellier

Conçus par Epidaure, le département de prévention de l’Institut du Cancer de Montpellier (ICM), les programmes P2P et SoftPeers sont aujourd'hui proposés en Normandie.

P2P : pour faire reculer le tabac

Le programme P2P s’appuie sur la « théorie du comportement planifié », un modèle développé par Icek Ajzen, psychologue social et professeur émérite à l'Université du Massachusetts (États-Unis). Ses travaux ont permis de découvrir comment se forment nos décisions, et ce qui nous aide (ou nous freine) à passer à l’action.

Pour qu’un jeune refuse de fumer, trois éléments comptent particulièrement :

  • ce qu’il en pense : voit-il le tabac comme « cool », comme « pas si grave » ou au contraire, comme un fléau pour sa santé ?
  • ce que le groupe renvoie : est-ce qu’autour de lui, fumer est encouragé, banalisé, ou plutôt évité ?
  • s’il se sent capable de dire non : pense-t-il pouvoir refuser une cigarette, résister à la pression, tenir sa décision ?

SoftPeers : pour limiter les excès d’alcool

Le programme SoftPeers s’appuie quant à lui sur le « modèle transcontextuel », développé par Martin S. Hagger et Nikos Chatzisarantis, chercheurs en psychologie de la motivation. Ce modèle explique comment ce qui se passe dans un contexte (le cadre scolaire et le groupe, par exemple) peut influencer les comportements dans d’autres moments de vie.

Ici, l’idée est d’aider les jeunes à identifier :

  • leurs raisons de consommer (ce qui les pousse à boire),
  • leur façon d’envisager l’alcool (ce qu’ils en pensent, ce qu’ils banalisent),
  • la pression du groupe (ce que « les autres » valorisent ou attendent),
  • leur capacité à garder la main (se sentir capable de choisir, de poser une limite, de dire stop).

Objectif : prévenir les API, ou alcoolisations ponctuelles importantes.

Comment ça marche ?

Des lycéens volontaires sont formés pour devenir pairs-éducateurs. Ils interviennent ensuite auprès d’autres lycéens (pairs-receveurs) de leur établissement. Les actions sont menées en coordination avec les équipes éducatives.

Vous êtes personnel d’une structure scolaire ?

Pour tout renseignement, contactez :
Aline AUGUSTYNEN, Cheffe de projets scientifiques en prévention

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